Bijorhca Paris : renouer des liens solides avec les acteurs du marché

Bijorhca Paris : renouer des liens solides avec les acteurs du marché

L’été est toujours un moment propice pour prendre un peu de recul et aller à la rencontre de ceux qui s’activent pour préparer les salons de rentrée, comme Aude Leperre, directrice de Bijorhca Paris, le salon international pour les professionnels de la Bijouterie qui ouvrira ses portes du 7 au 10 septembre à la porte de Versailles.

Gazette des Salons : Bonjour Aude Leperre, vous pilotez Bijorhca Paris depuis 4 éditions, de quelles évolutions êtes-vous la plus fière ?

Aude Leperre salon BijorhcaAude Leperre : Organiser un salon, c’est savoir animer une communauté. La plus grande fierté que je partage avec l’équipe de Bijorhca Paris, c’est d’être parvenue à renouer des liens solides avec les acteurs du marché, avec les institutionnels du secteur pour arriver à constituer un réseau pertinent. Nous avons, par exemple monté un partenariat avec UBH (Union Bijouterie Horlogerie) pour mieux toucher leurs adhérents, les écouter et répondre à leurs véritables attentes. Ce travail de réseau a permis différentes collaborations avec des organismes tels la Haute École de Joaillerie, l’Académie des Métiers d’Art et Wacom, spécialiste des tablettes graphiques, afin de proposer un programme riche de workshops toujours plus orientés business. Tout ce maillage refait autour de Bijorhca ne peut qu’engendrer des répercussions positives sur les affaires.

GdS : Quelles seront les évolutions visibles sur Bijorhca Paris de septembre 2018 ?

AL : La première évolution notable est le retour du précieux sur Bijorhca avec la mise en place de trois espaces dédiés dont la scénographie a été confiée à Elizabeth Leriche : la Precious Avenue, le Precious Village et la Precious Place où les marques sont présentes avec un desk. D’une manière plus générale, nous avons complètement revu l’implantation du salon en nous mettant dans la peau du visiteur : Dans le Hall 5.2, on trouvera les bijoux finis, le précieux, la fantaisie. La visite commencera par les montres et le précieux. Le premier niveau du hall 5 sera consacré quant à lui à toute la partie matière première pour les créateurs.

GdS : Avec le retour des workshops, est-ce le début d’une « Bijorhca academy » ?

AL : Pas tout à fait ! En revanche, face aux problèmes de recrutement des bijoutiers, nous étoffons le programme des workshops (voir planning) et nous lançons la création du village écoles / formations avec 7 écoles pour présenter aux bijoutiers des formations qualifiantes pour leurs collaborateurs. Ce village permettra la présentation de chaque école sur son stand respectif, le rassemblement des anciens élèves, et accueillera un endroit favorisant la mise en relation des acteurs de l’écosystème.

GdS : Existe t’il une complémentarité entre Bijorhca Paris et d’autres événements organisés par Reed Expositions, en France comme à l’international ?

AL : Au sein de Reed Expositions France, nous sommes seuls dans ce secteur, les salons les plus proches dans l’esprit sont peut-être FIAC et Paris Photo ? En revanche, nous pouvons mettre à profit la force du groupe Reed à l’international en mutualisant notre offre avec le salon IJL (International Jewellery London) et le salon JCK de Las Vegas en organisant des villages sur les salons des uns et des autres. Il est aussi envisageable d’organiser une boucle Londres / Paris pour les acheteurs américains puisque IJL se tient quelques jours avant nous. D’autre part, nous pouvons également nous inspirer des programmes Top Acheteurs déjà en place sur d’autres grands salons du groupe.

L’équipe du salon Bijorhca Paris